La ReNaissance - Accompagnements de grossesses, d'accouchements et postnataux
QUESTIONS FREQUENTES
 
Q Vos prestations sont-elles remboursées par les assurances maladies?
R Toutes les prestations des sage-femmes indépendantes (suivis de grossesses, accouchements et visites postnatales) sont prises en charge par l'assurance de base, sans franchise. Pour les cours de préparation à la naissance, 150.- sont remboursés par l'assurance de base. Certaines complémentaires remboursent plus: renseignez-vous auprès de votre assurance-maladie!
 
Q Pendant ma grossesse, dois-je être suivie par un médecin?
R Les sages-femmes suisses sont qualifiées pour le suivi de grossesse physiologique (normales). Vous n'avez besoin d'être suivi par un médecin qu'en cas de complications. Vous pouvez choisir un suivi exclusivement fait par une sage-femme ou choisir un suivi partagé entre une sage-femme et un médecin.
 
Q Quels sont les différents lieux où je peux accoucher? Quels en sont les avantages et inconvénients?
R Vous pouvez choisir de mettre votre enfant au monde à l'hôpital, dans une maison de naissance, ou chez vous.
A l'hôpital, vous serez pris en charge par un personel que vous  connaîtrez peu ou pas du tout. Si vous planifiez un suivi par un médecin privé, vous l'aurez bien sur déjà vu, mais il ne viendra que lorsque l'accouchement sera imminent. De plus, pendant et après votre accouchement, vous aurez à faire à beaucoup de personnes différentes. A l'hôpital, le personel, (et donc vous-même) doit se soumettre à des protocoles. Par contre, en cas d'urgence, vous êtes déjà à l'hôpital !*
Dans une maison de naissance, vous aurez certainement été suivi par la même équipe de sages-femmes, et donc vous serez déjà familié avec la personne qui va vous accueillir. L'équipement d'urgence de base est sur place. Si une intervention s'avère nécessaire ou si vous désirez une péridurale, vous devrez être transféré dans un hôpital.
A votre domicile, vous connaîtrer votre sage-femme et vous serez totalement libres de choisir les personnes présentes, vos positions et votre environnement. Vous serez dans des germes "connus" de votre corps et donc moins exposée à une éventuelle infection. Les événements se dérouleront d'après vos besoins et celui de votre famille. Après l'accouchement, pas besoin de se presser pour "libérer la chambre"... la pesée et l'habillage de votre bébé peuvent attendrent et le premier allaitement peut durer aussi longtemps que votre bébé en a réellement besoin ! Comme en maison de naissance,  l'équipement de base en cas d'urgence est sur place (amené par la sage-femme). Mais, encore une fois, si une intervention s'avère nécessaire ou si vous désirez une péridurale, vous devrez être transféré dans un hôpital.
 
*certains hôpitaux n'ont pas d'anesthésistes et/ou de gynécologues "in situ" la nuit ou les jours fériés. En cas de péridurale ou d'intervention d'urgence, il vous faudra attendre leur venue...
 
 
Q Comment gérez-vous les situations d’urgences lors d’accouchement à domicile?
Les plus grandes situations d'urgences obstéricales sont les suivantes :
- Souffrance foetale: A domicile, comme à l'hôpital, le coeur du bébé est régulièrement ausculté, car il est une indication à son bien être. Comme à domicile les contractions ne sont jamais provoquées artificiellement (pas de perfusion pour provoquer ou accélérer l'accouchement), il est très rare d'avoir ce genre de problème. Néanmoins, au moindre doute, un transfert à l'hôpital sera proposé.
- Hémorragie du postpartum: Si, après l'accouchement, les saignements sont trop élévés, la sage-femme commencera par appeler une ambulance. Puis en l'attendant, elle fera les même gestes et administrera les mêmes médicaments qu'à l'hôpital (syntocinon et cytotec). En cas de besoin, elle a aussi le matériel pour poser une perfusion. Encore une fois, parce que, à domicile, l'accouchement n'est pas accéléré artificiellement, le risque de "fatiguer" l'utérus et de le rendre atone (se contractant mal et saignant plus) est fortement réduit.
- Dystocie d'épaules:  C'est lorsque la tête du bébé est sortie, mais les épaules restent "coincées" à l'intérieur. C'est une des pires urgence obstétricale, que ce soit à domicile ou à l'hôpital. En cas de dystocie d'épaules, les sages-femmes ou les médecins doivent être capables d'accomplir des gestes précis afin de réduire le diamètre des épaules et/ou positioner ce diamètre dans un axe différent. Ces gestes restent les mêmes qu'ils soient faits à domicile ou à l'hôpital. C'est pourquoi, même si les distocies sont rares (2-5% suivant les études), il est important que votre sage-femme ou médecin répètent régulièrement ces gestes. A noter qu'à domicile, il est très rare qu'une femme accouche couchée sur le dos, ce qui réduit encore plus le diamètre de son bassin.
- Prolapsus du cordon: C'est lorsque le cordon ombilical descent avant la tête du bébé et se retrouve "coincé" entre la tête et les os du bassin de la maman, réduisant ainsi l'apport sanguin au bébé. Les prolapus du cordon sont extrêment rares, mais c'est une urgence très sérieuse. La meilleure manière de prévenir un tel problème est de garder la poche des eaux intacte le plus longtemps possible, afin que le cordon ombilical ne soit pas entraîné avec le liquide amniotique avant que la tête n'aie pu se "fixer" dans le bassin maternel. Mais si malgré tout, le cordon venait à se placer avant la tête, les recommendations standards sont les suivantes : transférer d'urgence la femme pour une césarienne, en position quatre-pattes, les fesses "en l'air" et en repoussant la tête du bébé avec les doigts, afin de laisser un maximum de place au cordon ombilical (touché vaginal fait par la sage-femme).
 
 
 
L'accouchement à domicile est une philosophie et non un lieu: ce qui compte c'est un bébé en bonne santé et une expérience positive !
 
 
 
 
Si vous voulez poser une question spécifique, écrivez-moi ici : lorraine@larenaissance.ch